• Bonson - Parc paysager du XIXe siècle

Domaine de BONSON (42) : Parc et orangerie

Pour ce dossier, l’agence s’est d’abord penchée sur l’histoire du domaine à partir des archives privées et publiques, puis a procédé à une analyse paysagère du site dans son territoire.

 

Synthèse historique et architecturale

Bonson-creation domaine- vignette -230Au début du XVIIIe siècle, le domaine de Bonson est un vaste domaine agricole relativement pauvre, doté de garennes stériles et de zones marécageuses situées entre la Loire et le Bonson. Ce domaine appartient à Antoine Sauveterre qui possède plusieurs grands domaines et habite une maison située sur le domaine de Bonson. Plus tard, sa fille et son époux Jean-Baptiste Gonyn, ainsi que leur fils Antoine-Philippe Gonyn s’établiront loin de Bonson. Alors que la maison servira d’habitation au granger, ils continueront néanmoins à s’en réserver une partie. Au milieu du XVIIIe siècle, Antoine-Philippe procède aux premiers travaux de fonds : il draine et conduit les eaux, réalise d’immenses plantations et transforme les garennes en prés. Il trace aussi la Grande allée longue de 500 m et large de 12 m, qu’il borde d’alignements d’arbres aujourd’hui disparus, joignant le village à la Loire.

A partir de 1817 : Transformation de la maison d’habitation du granger en « maison de campagne » par Benoîte Gonyn et Fleury Robert qui s’y installent. Le domaine est alors composé de jardins, de prés, de terres champêtres et de bois de lisière. La création, en 1823, de la rue B. Rochette, permet de constituer un clos englobant la maison. C’est à cette époque que Fleury Robert se lance dans la culture du mûrier blanc et qu’un parc d’agrément est aménagé. Deux ans après le décès de sa mère en 1847, Antoine Philippe Praire de Neysieux s’installe à son tour à Bonson. Très vite, il entreprend la construction de plusieurs bâtiments dont, vers 1854, une vaste « serre avec calorifère et vitraux en fer » qui sera agrandie par son gendre Florian Balas vers 1878, pour constituer l’orangerie. En 1864, la « vaste clôture dans laquelle sont enfermés tous les bâtiments (…) [contient] terrasse, salles d’ombrage, bosquets, jardins potagers et d’agrément, pièce d’eau, prairies, vergers, terres de labour [et est] garnie d’espaliers tout le long des murs qui l’entourent, plantée d’arbres fruitiers et d’agrément et traversée par le ruisseau ou béal venant des moulins de Saint-Rambert (…) ». C’est aussi à cette époque que Florian Balas fera agrandir le parc en transformant la « terre boisée » situé à l’extrémité Est du domaine, en « Petit-bois ».

Pendant la première moitié du XXe siècle, le parc s’essouffle. Il n’est plus entretenu. Les vastes prairies sont plantées d’arbres en rangs ce qui dénaturent la composition. Depuis 1974, le propriétaire actuel redonne au parc son identité ornementale.

 

Un jardin mixte

Le domaine se compose d’une suite de jardins aux ambiances différentes reliés par un système de circulations rectilignes pour les allées principales et curvilignes pour les secondaires.

On observe plusieurs arbres remarquables, des Tilia cordata, Cedrus atlantica en bouquet, Taxodium disticum ou encore des Calocedrus decurrens en alignement.

 

L’orangerie de Bonson

L’orangerie de Bonson est un édifice de bonne qualité, intéressant à plus d’un titre.

Elle se présente comme :

– Une structure assez rare dans le département. Le département de la Loire compte quatre orangeries protégées au titre des monuments historiques. Sont protégées les orangeries de l’ancien Hôtel Dieu à Charlieu (façade et toiture, ISMH 1991), du château de Villechaize à Saint-Julien-la-Vêtre (ISMH 1997), du château Saint-Vincent à Saint-Vincent-de-Boisset (CMH 1991) et du château de Lachal à Valfleury (ISMH 1995).

– Un bâtiment de qualité édifié dans un jardin remarquable, ayant conservé son identité et sa fonction d’origine.

– Un édifice à l’esthétique classique pour une à l’architecture simple et fonctionnelle répondant bien à sa vocation utilitaire.

 

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Banc en bordure d’allée, ombragé par un alignement de Taxus baccata.

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Plan de la nature des sols, état actuel.

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Vingt-quatre ouvertures cintrées orientées vers l’Est et le Sud.

Orangerie interieur- 370
Hivernage des plantes en caisses, avant d’être disposées sur la terrasse de la maison.

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Détail du plan « Diagnostic paysager » réalisé par l’agence.

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Depuis sa création, l’agence a réalisé près d’une vingtaine de dossiers de protection MH.

Elle vous accompagne dans les démarches à effectuer, et réalise complètement votre dossier (historique, état des lieux, intérêts historiques ou artistiques justifiant sa conservation ou sa préservation, en application du Code du patrimoine).

Dans la plupart des cas, elle présente le dossier en Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS).

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