• Plaisance - Vue sur la Maison forte

Projet d’embellissement du domaine de Plaisance

ISMH logo-150x150L’agence a été missionnée à Plaisance pour proposer un projet de valorisation du domaine et cerner une cohérence paysagère d’ensemble.

 

 

 

 

Jardins, terres agricoles, coteau boisé, berges de rivière, … une variété étonnante de paysages

Domestication Vignette 230Le domaine présentent des paysages très diversifiés formant des unités aux ambiance bien spécifiques.

Après de nombreuses heures passées sur le terrain, il est apparu clair que la rivière de la Grenette et d’une manière plus générale, l’exceptionnel circuit hydraulique, constituait un lien physique indéniable entre toutes les parties du domaine. Sur un plan plus artistique, le lien réside dans la place accordée à la nature. En effet, partout, les éléments naturels, les roches, les grottes, les forts dénivelés,  ou encore certains arbres sont mis en scène sous forme de tableaux pour provoquer des sentiments chez le promeneur.

 

 

Intervention de CURTEN Aîné

Après l’avoir ressenti sur le terrain, l’agence en a eu la confirmation en découvrant dans les archives du domaine, l’intervention, en 1804, de Ernest Maximilien CURTEN. Ce « cultivateur artiste » originaire de Grenoble privilégiait, comme Jean-Marie Morel, les qualité du local. En 1807, Curten aîné publia un traité intitulé « L’Essai sur les jardins » dans lequel il revendique avoir des « dispositions naturelles, cultivées et dirigées par une éducation toute particulière, pour savoir saisir les vraies beautés d’un jardin« . Il est parmi les premiers en France à critiquer le style régulier pour des compositions pittoresques c’est à dire présentant suffisamment d’intérêt pour en faire un tableau. Ainsi, il conseille à tous créateurs de jardins d’observer « le local » et d’en tirer parti.

 

 

Rentrer dans la démarche de Curten

Analyse pays Vignette 230Dissimulés derrière d’épais rideaux de végétation spontanée, les éléments minéraux du « local » sont toujours présents (les rochers impressionnants, les grottes, …). En réalité, ce sont les structures travaillées par l’homme (murets en pierres sèches, fabriques, édicules et bassins,…) qui sont, soit en mauvais état, soit disparues. De même les structures végétales ont naturellement évoluées et ne remplissent plus leurs fonctions dans les compositions pittoresques (cadrage des vues ou objets d’intérêts visés).

Cependant, le parc de la Garenne n’a pas changé de style puisque ce dernier est fortement inspiré du terrain (dénivelés et accidents topographiques, enrochements, etc.) qui, lui, n’a pas subi de modifications irréversibles. Il reste donc un parc pittoresque, au sens artistique du terme même s’il a été soumis aux effets naturels du temps qui s’écoule : développement d’une végétation spontanée dissimulant les tableaux ménagés et fermant les percées visuelles, effondrement de terrain, disparition de certaines allées.

Ainsi le projet présenté propose, à nouveau, de retrouver les éléments fondateurs des compositions du paysagiste d’origine en procédant à l’étude minutieuse du « local » actuel et comme le conseille Curten dans son traité, en mettant en valeur ses effets pittoresques que la nature a jeté sur nos pas.

La valorisation du domaine s’appuierait également sur cette forte correspondance (ou mise en application) entre le traité de Curten, très facile d’accès et le terrain.

Des travaux de défrichage, nettoyage et de confortement des structures maçonnées seront donc nécessaires avant de reconstituer de nouvelles scènes pittoresques à partir des points d’intérêt actuels.

Plan 1760-370
Reconstitution de l’histoire du jardin.

 

Vue vers village-370
Le pont entre le parc et le jardin régulier.

 

Photo jaune-370
La terrasse à l’automne.

 

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Edicule – Captage hydraulique.

 

Plan PRO nov 2014-370
Projet d’aménagement contemporain des abords de la Maison forte.