Plan de gestion du parc de Pradines – Grambois (84)

Plan de gestion et suivi des travaux

L’agence accompagne le propriétaire depuis plusieurs années par le biais d’un plan de gestion des jardins, validé par la CRMH de la DRAC PACA. Pour l’ensemble des 13 hectares, un programme de conservation est engagé et suivi annuellement. Il précise et estime les travaux d’investissement et les travaux de fonctionnement ou d’entretien.

Diagnostics et projet : 2017-2018

Plan de gestion : 2018

Mise en oeuvre du plan de gestion : 2019-2023

Gestion du sous-bois

Chênaie reconstituée après élimination des pins d’Alep

 


Plan de gestion et suivi des travaux du parc de La Veurière – Angrie (49)

Plan de gestion du parc de La Veurière

Le domaine de La Veurière est une propriété privée qui garde les vestiges de son passé : une pièce d’eau (ancienne carrière d’extraction du calcaire) et un bâti remarquable en fond de parc (anciens fours à chaux et rampe d’accès de 30 m de haut). Le site en vaut le détour : Site des fours à chaux de La Veurière

Après un diagnostic complet du parc, l’agence a proposé une vision future du parc ainsi qu’une estimation des travaux et un programme d’intervention en prenant en considération les urgences de mise en sécurité et la réalisation du projet. Un parti de conservation et de mise en valeur a été adopté.

Plan de gestion, études, projet, estimation, phasage : 2017-2018

Travaux : 2018-2020

Plan masse projet d'aménagement du parc

Schéma directeur de l’aménagement du parc


Jardins du Château de La Serraz

Renouvellement progressif des alignements d’arbres de l’avenue d’arrivée

Après avoir réalisé, en 2007, un dossier de protection historique qui a abouti à l’inscription du domaine à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, le propriétaire a fait appel à l’agence pour l’assister dans le renouvellement des alignements d’arbres de l’avenue d’arrivée.

Après avoir fait réaliser un relevé topographique de l’allée, l’agence a inventorié les essences d’arbres et réalisé un bilan phytosanitaire des arbres pris pied à pied. Puis l’agence a réalisé un schéma directeur qui permet d’identifier, de quantifier et de chiffrer les interventions (tailles, abattages, plantations) ainsi que de les phaser selon un programme pluriannuel. Ainsi, un raisonnement tant technique qu’esthétique, permettra de renouveler en douceur cet alignement de 800 m de long.

Dossier de protection Monument historique : 2007

Etudes et projet, demande d’autorisations : 2018

Réalisations : à partir de 2019 selon plan et conseils de renouvellement

Vue sur le Lac du Bourget sous les alignements

Vue sur le Lac du Bourget sous les magnolias

L'avenue en balcon

Une remarquable situation en balcon


JOYEUX (01)-Chantier TERRASSE

  • Entreprise ID Verde

Après la validation du Plan de gestion des jardins du château de Joyeux par la DRAC Rhône-Alpes, les chantiers ont pu commencer. Replantation à l’identique des bouquets de cèdres dans la percée nord, replantation de l’avenue d’arrivée, replantation de lisières, défrichage des berges  de l’étang de la Botte qui permet de lui redonner son effet de miroir depuis le château…Année après année, réalisés par des entreprises extérieures ou en régie, les interventions sont guidées par la vision projetée dans le Plan de gestion.

Le chantier de restauration de la terrasse du château a été réalisé en mai et juin 2016. A la maîtrise d’oeuvre : Olivier Chanu, architecte du patrimoine, Frédérique Tézenas du Montcel, paysagiste du patrimoine.

 

Drainage

Réalisation d’une tranchée drainante en amont du mur de soutènement de la roseraie. Les eaux de pluie sont guidées vers les bosquets adjacents. Une attention particulière devra être portée sur les poiriers palissés au mur qui devait bénéficier de l’eau aujourd’hui captée par le drain. Un arrosage au moins estival sera nécessaire les premières années.

 

 

 

 

Nivellement

L’ensemble de la terrasse s’était affaissé, laissant apparaître les fondations du château et des différentes structures. Les travaux ont permis de retrouver les niveaux et l’élégance aérienne de la composition d’origine. Des graviers roulés étendus sur une faible épaisseur, constituent un revêtement de surface élégant et stable.

 

 

 

Limites et transitions

Les limites entre la terrasse gravillonnée du château et les espaces enherbés ont été rendues plus nettes par la pose de voliges en acier dans les angles du parterre de la roseraie et d’une bordure en plots en ciment aux dimensions et aspects identiques à ceux d’origine.

Ces matériaux, choisis par analogie aux autres réalisations des Duchêne et aux matériaux déjà en place, s’intègrent parfaitement dans le site.

 

 

 

L’ensemble est aujourd’hui plus élégant et le regard glisse sans obstacle sur les différents plans voulus par les Duchêne. L’entretien est également facilité.

 

 

Etat de la bordure de buis du parterre 9 ans après une forte taille de recalibrage

Etat de la partie Est de la terrasse après travaux

Emmanchements de la terrasse du Chien : Etude des niveaux

Un travail de défrichage de la berge a permis de redonner la vue sur le miroir de la Botte

 

 


Projet VILLE d’AVRAY (92)

  • Atlas Trudaine

Conservation d’un jardin privé à Ville d’Avray

MaisonsdesIllustres-150x150L’agence s’est vue confiée la réalisation d’un plan de gestion pour cette propriété d’un hectare, située au cœur de Ville d’Avray. Après en avoir retracé l’histoire, l’agence a réalisé un inventaire et un bilan phytosanitaire des arbres puis un diagnostic historique. Dans un soucis de conservation des structures en place, un plan de gestion a été établi sur plusieurs années. Il adopte le parti d’une conservation des structures présentes à l’origine.

 

Une composition concentrant les styles des jardins au XVIIIe

La fin du XVIIIe siècle est marquée par un changement de goût esthétique et un désir de nouveauté depuis la chute de l’Ancien Régime. Ce plan révèle la complexité stylistique qu’ont connue les jardins à la fin du XVIIIe siècle. La composition et ses différentes structures se situent dans la tradition du style « pittoresque » qui selon Monique Mosser, « domine jusqu’en 1789 au moins ». Cependant, alors que plusieurs détails dont notamment le tracé sinueux de certaines allées et les formes ondulantes des pièces d’eau appartiennent bien au vocabulaire des jardins
anglo-chinois
(antérieur au style pittoresque), d’autres, comme la grande pelouse centrale « garnie de massifs » ou les tracés qui ondulent à peine des allées majeures montrent une simplification, une « épuration » selon Arthur Mangin qui semble annoncer le style paysager. Ce dernier « allait perdurer jusqu’à la chute du second Empire et même au-delà » (M. Mosser).

Notons les petits « serpenteaux » ou « chemins tournants » qui lient la trame régulière des anciens carrés potagers et fruitiers avec celle du « jardin anglais ». Finalement, ce plan exprime la complexité qui caractérise les styles anglo-chinois, pittoresque et proprement paysager. »

 

Un projet qui repose sur un entretien orienté

Les tracés des allées et les différentes structures composant le jardin ont été bien conservés jusqu’à nos jours ; ils ont évolué « naturellement » vers un assouplissement des formes et un appauvrissement de la gamme végétale. Plus que le jardin en lui-même, c’est son environnement qui a évolué vers davantage de constructions.

Aujourd’hui, le projet propose de redonner de la force à l’ensemble, par un enrichissement botanique des masses plantées et une reprise des différentes structures. Le choix des plantations dépend des vues à cacher ou à ouvrir sur les abords.

Analyse stylistique plan XVIII-370

 

Projet general juin 2015-370
Plan projet de conservation des jardins.

 

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Le kiosque.


Plan de gestion PORTABERAUD (63)

  • La Folie Mercier - Bosquet de Mercure

Restauration des jardins de Portabéraud

Les jardins de la Folie Mercier ont été créés au XVIIIe siècle par Gabriel Mercier. Organisés en terrasse, les jardins sont formés de différentes unités bien identifiées, articulées entre elles par un système d’allées hiérarchisé.

ISMH logo-150x150Sur son parcours, le promeneur alterne entre espaces ombragés et jardins découverts. Mais en plus de l’intérêt paysager de l’ensemble, l’analyse de l’ancienne statuaire par l’agence a permis de
mettre en évidence un véritable programme scénographique voulu par Gabriel Mercier et basé sur les thèmes de la liberté, des plaisirs et des Arts.

 

Le projet de restauration

Le projet proposé vise à conserver l’esprit de ce « patrimoine vivant » tout en lui assurant un avenir par un niveau d’entretien minimal. Le dessin d’aménagement projeté est accompagné d’une estimation descriptive, quantitative et financière et d’un programme de réalisation des travaux, étendu sur vingt et un ans, avec en priorité la mise à l’abri et la consolidation des dernières statues du XVIIIe. Les différents chantiers ont été répartis dans le temps en fonction de l’état de dégradation des structures, et de critères établis avec la propriétaire actuelle (coût de chaque tranche, importance stratégique des parties considérées,  contraintes techniques).

 

Traduire le message philosophique de Gabriel Mercier par une scénographie contemporaine

Statue-230L’accent a été porté sur le renouvellement des bosquets abritant les statues évocatrices. En effet, ils sont constitués d’un maillage serré de tilleuls, qui évoque l’enfermement (évocation de la société de l’Ancien Régime), participant ainsi, à la mise en scène de la statuaire que l’on découvre par surprise, au cœur des bosquets et qui clame la liberté, les plaisirs et les arts.

Le projet propose donc un renouvellement complet des bosquets, les uns après les autres, pour conserver l’homogénéité des arbres d’un même bosquet et leurs dispositions qui peut sembler rigides. Le message de Gabriel Mercier pourrait être ré-interprété par un artiste contemporain pour remplacer les figures en terre cuite.

 

 

Maîtrise d’oeuvre

La première phase de renouvellement des structures végétales remarquables a concernée la charmille. Pour des questions de sécurité du public, elle a été totalement replantée en 2010. Une mission de maîtrise d’oeuvre complète a été confiée à l’agence.

 

Ensemble de paysage fig 5-370
Définir les grands ensembles de paysages.

 

Plan pour visiteurs-juill 2011-370
Identifier les unités paysagères et le système des allées.

Esquisse generale A4-370
Esquisse générale d’embellissement des jardins.

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La charmille à la Réception des travaux de replantation.

 


Projet PLAISANCE

  • Plaisance - Vue sur la Maison forte

Projet d’embellissement du domaine de Plaisance

ISMH logo-150x150L’agence a été missionnée à Plaisance pour proposer un projet de valorisation du domaine et cerner une cohérence paysagère d’ensemble.

 

 

 

 

Jardins, terres agricoles, coteau boisé, berges de rivière, … une variété étonnante de paysages

Domestication Vignette 230Le domaine présentent des paysages très diversifiés formant des unités aux ambiance bien spécifiques.

Après de nombreuses heures passées sur le terrain, il est apparu clair que la rivière de la Grenette et d’une manière plus générale, l’exceptionnel circuit hydraulique, constituait un lien physique indéniable entre toutes les parties du domaine. Sur un plan plus artistique, le lien réside dans la place accordée à la nature. En effet, partout, les éléments naturels, les roches, les grottes, les forts dénivelés,  ou encore certains arbres sont mis en scène sous forme de tableaux pour provoquer des sentiments chez le promeneur.

 

 

Intervention de CURTEN Aîné

Après l’avoir ressenti sur le terrain, l’agence en a eu la confirmation en découvrant dans les archives du domaine, l’intervention, en 1804, de Ernest Maximilien CURTEN. Ce « cultivateur artiste » originaire de Grenoble privilégiait, comme Jean-Marie Morel, les qualité du local. En 1807, Curten aîné publia un traité intitulé « L’Essai sur les jardins » dans lequel il revendique avoir des « dispositions naturelles, cultivées et dirigées par une éducation toute particulière, pour savoir saisir les vraies beautés d’un jardin« . Il est parmi les premiers en France à critiquer le style régulier pour des compositions pittoresques c’est à dire présentant suffisamment d’intérêt pour en faire un tableau. Ainsi, il conseille à tous créateurs de jardins d’observer « le local » et d’en tirer parti.

 

 

Rentrer dans la démarche de Curten

Analyse pays Vignette 230Dissimulés derrière d’épais rideaux de végétation spontanée, les éléments minéraux du « local » sont toujours présents (les rochers impressionnants, les grottes, …). En réalité, ce sont les structures travaillées par l’homme (murets en pierres sèches, fabriques, édicules et bassins,…) qui sont, soit en mauvais état, soit disparues. De même les structures végétales ont naturellement évoluées et ne remplissent plus leurs fonctions dans les compositions pittoresques (cadrage des vues ou objets d’intérêts visés).

Cependant, le parc de la Garenne n’a pas changé de style puisque ce dernier est fortement inspiré du terrain (dénivelés et accidents topographiques, enrochements, etc.) qui, lui, n’a pas subi de modifications irréversibles. Il reste donc un parc pittoresque, au sens artistique du terme même s’il a été soumis aux effets naturels du temps qui s’écoule : développement d’une végétation spontanée dissimulant les tableaux ménagés et fermant les percées visuelles, effondrement de terrain, disparition de certaines allées.

Ainsi le projet présenté propose, à nouveau, de retrouver les éléments fondateurs des compositions du paysagiste d’origine en procédant à l’étude minutieuse du « local » actuel et comme le conseille Curten dans son traité, en mettant en valeur ses effets pittoresques que la nature a jeté sur nos pas.

La valorisation du domaine s’appuierait également sur cette forte correspondance (ou mise en application) entre le traité de Curten, très facile d’accès et le terrain.

Des travaux de défrichage, nettoyage et de confortement des structures maçonnées seront donc nécessaires avant de reconstituer de nouvelles scènes pittoresques à partir des points d’intérêt actuels.

Plan 1760-370
Reconstitution de l’histoire du jardin.

 

Vue vers village-370
Le pont entre le parc et le jardin régulier.

 

Photo jaune-370
La terrasse à l’automne.

 

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Edicule – Captage hydraulique.

 

Plan PRO nov 2014-370
Projet d’aménagement contemporain des abords de la Maison forte.

 


Plan de gestion JOYEUX (01)

  • Joyeux-Perspective vers Versailleux

Plan de gestion des jardins du château de Joyeux (Ain)

Après avoir été missionnée par la DRAC Rhône-Alpes, suite à la demande de protection au titre des Monuments historiques, l’agence a été chargée par les propriétaire d’établir un plan de gestion des jardins du château, document .

Une composition signée d’Henri et d’Achille Duchêne

ISMH logo-150x150Joyeux est l’une des très rares propriétés où les illustres paysagistes ont conçu et réalisé simultanément l’édifice et les jardins pour un particulier.

Ici, tout est traité élégamment et les effets voulus par les paysagistes sont rendus avec beaucoup de doigté. Les vues depuis les salons sont parfaitement ajustées, grâce à un jeu de niveaux des différents espaces.

Restaurer un jardin Duchêne demande beaucoup de patience, d’observations et d’humilité, mais c’est une véritable leçon de paysage.

Parteer est-230La justesse d’exécution se retrouve dans l’ajustement des différents plans horizontaux, leurs traitements (parterre très jardiné, terre cultivée, espace naturel puis fond de scène) et dans la force avec laquelle le regard de l’observateur, placé sur la terrasse du château ou dans les salons, est conduit vers le fond de la perspective pour ensuite s’élever vers un élément du grand paysage.

Les jardins du château de Joyeux sont particulièrement représentatifs des principes défendus par les Duchêne en matière d’art des jardins et d’architecture, car ils sont à l’origine de l’ensemble de l’œuvre : le château comme les jardins. Jardin et architecture (extérieure et intérieure) concordent donc parfaitement l’un avec l’autre.

A Joyeux, tous les principes de base des compositions des Duchêne sont appliqués et notamment :

  • la composition architecturale du jardin ordonnée d’après les axes de la maison,
  • la maîtrise de la perspective,
  • l’utilisation du paysage lointain comme toile de fond,
  • le recours au style paysager comme « coulisse » aux compositions maîtrisées des parterres,
  • et l’organisation des parterres selon le principe décrit par Achille. « Une des première règles dans l’art des jardins, quand la topologie des lieux exige des terrasses, est d’éviter autant que possible, que le rayon visuel des spectateurs placés à des points fixes, et en particulier dans les appartements de réception du rez-de-chaussée, tombe au hasard sur les motifs de décoration qui se déroulent sous leur yeux; il faut que ces motifs de décoration, parterres, fontaines, etc… soient, ou escamotés, c’est-à-dire qu’ils ne soient pas vus, ou qu’on puisse les voir dans leur totalité. Si le rayon visuel passant sur la première terrasse, reporte la vue au milieu d’un des motifs qui doit servir de décoration et tombe au hasard sur le motif qui doit être vu, la composition est mauvaise. »

 

Intervention de René Edouard André et de Russel Page

Parterre ouest-230René Edouard André est intervenu à Joyeux en 1938 en proposant un projet d’ouverture et d’aménagement d’un nouvel accès à la propriété. Il serait également l’auteur du parterre Ouest, dont le dessin aquarellé se veut différent des trois autres dessin de parterres.

Le paysagiste anglais Russel Page se rend à Joyeux en 1955, propose notamment, un aménagement de portail qui ne sera pas réalisé et un projet de nouvel accès principal, qui sera réalisé en partie.

Le plan de gestion

Schema VIGNETTE 230x142Suite aux études et diagnostics sur l’histoire et l’état actuel du domaine, l’agence a proposé un état « à atteindre » pour conserver ce patrimoine et en faciliter la gestion au quotidien. Un document concret a alors été remis permettant d’identifier les interventions nécessaires, les estimer (en temps à passer ou en budget à prévoir) et les programmer en fonction des priorités plusieurs années.

 

Etude cone vue-370x316
Une composition où aucun élément n’est placé au hasard par les Duchêne.

Vue nord avec cedres-370
Les différences de niveaux sont imperceptibles et le cône de vue rigoureusement rétréci vers l’étang Chapelier.

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Taxodium disticum  en fond de perspective Sud.

Tonnelle-370
Kiosque en ferronnerie de la roseraie.

Pro 1-370
Orientations générales de gestion des jardins, du parc et des paysages.

 

 

 

 

 

 


Projet ESPEYRAN (30)

  • Espeyran-Définition des travaux

Restauration du parc paysager d’Espeyran

L’agence a été requise pour établir un plan de gestion permettant d’identifier et de programmer les travaux de restauration et d’embellissement des 13 hectares de parc paysager ouvert au public.

ISMH logo-150x150MaisonsdesIllustres-150x150

 

 

 

 

 

Un parc paysager en phase de sénescence

La composition du parc d’Espeyran peut être définie comme étant celle d’un parc irrégulier, « à l’anglaise », typique de la période de deuxième moitié du XIXe siècle. Ses lignes sont pour la plupart courbes et partout, c’est la nature qui se met en tableaux.  Le parc représente un ensemble très homogène composé de prairies et de bosquets.

Cependant, les parties les plus éloignées du château présentent une certaine monotonie de traitement et les visiteurs n’empruntent pas les allées.

Le projet s’est donc attaché au renouvellement de l’ensemble tout en travaillant sur les effets à créer pour favoriser la promenade des visiteurs dans tout le parc.

Renouvellement de l’ossature du parc

Il s’agit ici de redonner de la force et une fonction paysagère aux structures végétales en place. Face aux vieillissements des arbres fondateurs, il devient indispensable de penser au renouvellement de l’architecture si particulière des bosquets.

Enfin, il s’agit de retrouver les anciennes lisières entre les pleins et des vides et de renouveler les pins d’Alep aux silhouettes si caractéristiques.

 

Un projet de valorisation

L’insertion de points d’appels, la composition des parties, la balance entre strates herbacée / strate arbustive / strate arborée, les effets de transparences et d’opacité, la variété des végétaux (couleurs, texture, port, etc.) sont autant d’éléments qui permettront de créer de la diversité et du changement dans le parc.

De même, les éléments historiques comme le réseau hydraulique constitué de la noria, du bain aux chevaux et d’étroits canaux pourraient être mis en valeur.

 

Rendre les parcours davantage dynamiques

A Espeyran, plusieurs solutions permettraient de dynamiser les parcours :

l’ouverture de percées visuelles à l’intérieur du parc vers des éléments dignes d’intérêt (façade du château, noria, arbre particulier, curiosités botaniques,…) et vers l’extérieur du parc, vers le sud et l’ouest en particulier.

– la conception de lieux d’intérêt qui pourraient devenir les buts à atteindre : insertion d’une volière ou transformation artistique d’éléments existants (vieux troncs)

– la création d’espaces pouvant accueillir du public dans les parties plus éloignées, et y proposer des manifestations ou démonstrations pédagogiques

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Photographie aérienne de 1988, IGN.

 

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Plan d’analyse paysagère.

 

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Plan projet du parc d’Espeyran.